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28.02.2008
Le développement durable, un train d'avance pour les municipalités
Les années 2000 et notamment l'année 2006 marquent un tournant pour le développement durable. Si les initiatives nationales restent rares, les projets locaux foisonnent dans le monde entier. Ils permettent de tisser des liens nouveaux entre les acteurs locaux. Fait inattendu, les municipalités impliquées dans le développement durable acquièrent aussi un rayonnement international porteur de nouvelles richesses et de nouveaux pouvoirs.........
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25.02.2008
Agriculture biologique: Lettre ouverte au Président de la République
Lettre ouverte au Président de la République
par un collectif d’intellectuels et d’O.N.G. pour soutenir l’Agriculture Biologique.
Liste ci-dessous.
Paris, le 22 février 2008.
Objet : Rétablir l’équité dans l’octroi des aides agricoles en France.
Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée
Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris.
Monsieur le Président,
Nous avons l’honneur d’attirer votre attention sur une situation que nous jugeons anormale, voire indécente face aux difficultés que rencontrent nos concitoyens dans la recherche d’une alimentation de qualité.
Alors même que des sommes considérables sont allouées à une minorité de producteurs spécialisés dans les grandes cultures intensives, la très forte demande qui existe en France en faveur des produits de l’Agriculture Biologique ne peut être satisfaite alors que notre pays doit importer près de 50% de ses besoins !
Malgré l’annonce d’un programme ambitieux, le plan Barnier, pour tripler les surfaces en Agriculture Biologique avant 2012 et la circulaire du Premier Ministre le 19 décembre dernier, demandant à toutes les administrations d’introduire 20% de produits biologiques dans la restauration collective, on assiste simultanément à des mesures contradictoires et discriminatoires à l’égard des organisations professionnelles de l’Agriculture Biologique.
Cette forme d’agriculture, créatrice d’emplois, respectueuse de l’environnement et des ressources en eau, se trouve en situation de concurrence déloyale face à l’agriculture industrielle dont les coûts externes ne font que croître.
La justification que donnent les institutions selon lesquelles il n’y a pas suffisamment de crédits disponibles pour l’agriculture biologique n’est pas recevable compte tenu du fait que les producteurs concernés par les grandes cultures intensives, dont le revenu a augmenté de 80% en 2007 en raison de la flambée des prix sur le marché mondial, perçoivent toujours l’essentiel des subventions nationales et communautaires.
Nous devons rappeler que les aides importantes, dont continuent de bénéficier une catégorie privilégiée de producteurs, avaient pour objet la compensation de leurs revenus quand les prix mondiaux étaient inférieurs à ceux du Marché Commun européen.
Ce n’est plus le cas aujourd’hui et cette situation est devenue intolérable, avec d’un coté une rente de situation très élevée, pour certains qui perçoivent l’équivalent de vingt à trente SMIC par an, et de l’autre des agriculteurs modestes contraints de quitter leur terre pour aller parfois, grossir la liste des abonnés aux « Restaurants du Cœur »…
Cette disparité, profondément injuste, s’inscrit dans un contexte général de déficit de la balance commerciale de la France qui exporte, il est vrai des céréales, mais importe par ailleurs 60% de ses besoins alimentaires, notamment les protéagineux, les fruits et légumes, les produits bio, etc… On est très loin de la sécurité alimentaire annoncée puisque sous couvert d’aménagement du territoire on aggrave les disparités régionales et on accentue les pertes d’emplois en milieu rural. Nous sommes là aux antipodes d’un authentique développement soutenable, économiquement, écologiquement et socialement.
Nous vous demandons, Monsieur le Président, de rétablir au plus vite l’équité dans la répartition des aides agricoles comme l’ont fait l’ensemble des pays voisins.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.
Pour le Collectif de la Lettre Ouverte (liste ci-après):
Philippe Desbrosses, Président d’Intelligence Verte
Liste des premiers signataires de la lettre ouverte :
- Coline SERREAU
- Edgar MORIN
- Albert JACQUARD
- Corinne LEPAGE CRII-GEN
- Allain BOURGRAIN DUBOURG ( L.P.O.)
- Yann ARTHUS –BERTRAND Good Planet
- Bernard CRESSENS, directeur des programmes W.W.F.
- le W.W.F.
- Jacques TESTART Président de Science Citoyenne
- André CICOLELLA Président des Lanceurs d'Alerte
- François VEILLERETTE Président du MDRGF
- Dominique BELPOMME Cancérologue, Président de l’ARTAC.
- Gilles-Eric SERALINI expert international (Génie Biomoléculaire)
- Christian VELOT comité scientifique du CRII GEN
- Claude GRUFFAT Président de BIOCOOP
- Hugues TOUSSAINT Président de l'Association BIO CONSOMM'ACTEURS
- Yann FIEVET Vice-Présidente d' Action Consommation.
- Maria PELLETIER Présidente d'OBJECTIF BIO
- Christian PORTAL du Collectif ACECOMED
- Dominique ERAUD Collectif Ecomédecines
- Alain MATESI association CoLLecT-IF (La Ciotat)
- Michel MOMBRUN Objectif 21.
- Jean-Claude PIERRE Fondateur d'Eaux-et-Rivières de Bretagne - Président de Nature-&-Culture
- Lylian LE GOFF Réseau COHERENCE. Expert scientifique de France-Nature-Environnement
- Jérôme HENRY (Banquier coopératif)
- Marjolaine WATELLE de la Revue Soleil Levant
- Daniel BRABIS GRIT/Transversale Science-culture
- Philippe LECONTE, Président du Conseil de Surveillance de la Banque NEF
- Ezzedine El MESTIRI Fondateur et Directeur de la Revue du Nouveau Consommateur.
- Yannick JADOT porte – parole de Greenpeace.
- Martine LAVAL consultante Management HEC et Solidarités actives.
- Philippe DESBROSSES Association Intelligence Verte.
Les O.N.G. et associations suivantes :
W.W.F.
Les Amis de la Terre ;
MDRGF
L.P.O. ligue pour la protection des Oiseaux.
L’Intelligence Verte pour la sauvegarde de la Biodiversité.
Greenpeace France.
Nord-Ecologie
TEO association Terre.
Nature-&-Culture
Terre de Liens
FNAB, (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique
BIOCOOP
BIO CONSOMM’ACTEURS
ACECOMED
ECOMEDECINES
OBJECTIF BIO
GRIT/Transversale – science et culture
A.R.T.A.C.
Liste non close.
http://www.intelligenceverte.org/lettre-ouverte-soutien-a...
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18.02.2008
Manger sainement, renouer le lien avec sa nourriture, et préserver les terres fertiles : les bienfaits d'une agriculture localisée
D'où proviennent les fruits, les légumes, la viande, les céréales... que nous posons chaque jour sur notre table ? Comment ont-ils été produits, transportés, à quel point étaient-ils mûrs quand ils ont été cueillis ? Nul autre secteur que celui de l'alimentation, ne parle davantage de filière qualité, de traçabilité. Mais en réalité, nous maîtrisons de moins en moins la qualité de notre nourriture, dont la production est de plus en plus délocalisée. Les communes peuvent agir pour le maintien et le développement d'une agriculture locale et de qualité.........
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04.02.2008
Corinne Lepage: libéralisme, biodiversité et Kokopelli
Et si le libéralisme se retournait contre la liberté et devenait un outil d’esclavagisme des hommes et de la nature ? Cette question, qui peut paraître surprenante dans ma bouche ne se trouve t’elle pas posée avec simultanément la libéralisation des OGM dans le projet de loi transformé par le Sénat et la condamnation des semences traditionnelles ?
En effet, la semaine dernière, l’association Kokopelli qui milite en faveur des semences anciennes et sauvegarde plus de 2500 variétés qu’elle commercialise vient d’être lourdement condamnée pour avoir vendu ses semences , soit 17500 euros à l’Etat et 5000 euros à la fédération des industriels de la semence (FNPSPF). Pour quelles raisons ? parce qu’il est désormais interdit en France de commercialiser les semences anciennes , qui sont le fruit de 12000 ans de travail, car elles seraient devenues dangereuses….Pour qui ? Alors que chacun reconnaît l’urgence de sauver la biodiversité , que la FAO a, dans un rapport récent , souligné que ces semences sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale , pourquoi interdire leur commercialisation , alors même que les grandes surfaces vendent les fruits et légumes qui en sont issus ? Pourquoi cet acharnement , alors que ces semences constituent notre asssurance-vie, dans l’hypothèse où les dérives de l’agrochimie nécessiteraient de retrouver les bases génétiques de notre alimentation ? Comment , enfin , prétendre lutter pour la liberté, lorsqu’il s‘agit d’autoriser la mise en culture des OGM et refuser cette liberté lorsqu’ils ‘agit de cultiver des plantes anciennes ?
La réponse est évidemment dans l’appropriation du vivant et l’interdiction faite aux agriculteurs de produire en recourant à des semences reproductibles, sans recourir à l’agrosemence, c’est-à-dire de garder leur autonomie . Il faut donc voir un symbole fort dans le fait qu’au même moment, la culture de plantes anciennes , respectueuses de la biodiversité est sévèrement condamnée, -car cette condamnation entraîne à la ruine les paysans de Kokopelli- et les OGM plébiscitées par le Sénat, qui, sur le rapport d’un des amis les plus sûrs des fabricants d’ OGM, M.Bizet, s’apprête à voter une des lois les plus laxistes en Europe . Car, indépendamment des questions liées à l’impact environnemental- indéniable - et à l’impact sanitaire -possible- des OGM, deux questions fondamentales pour notre avenir sont posées : celle du maintien de la biodiversité et celle de la brevetabilité du vivant.
Or le choix évident de la technostructure, même si le Grenelle a mis en évidence le contraire , est en défaveur de la biodiversité et pour l’appropriation du vivant par l’agro-industrie . Opter pour la biodiversité, implique outre un moratoire sur les OGM tant que la question de la coexistence n’est pas techniquement réglée, la liberté de cultiver les plantes anciennes et même leur encouragement grâce à non seulement à des banques de gènes mais à la création d’un répertoire des variétés existantes localement , en risque d’érosion génétique permettant une inscription libre et gratuite, fondée sur l’absence de restriction géographique et quantitative et assurant la liberté de restaurer la biodiversité . Ceux qui le souhaitent doivent pouvoir continuer à cultiver des espèces anciennes vouées autrement à la disparition. Or, c’est précisément ce que veulent empêcher les promoteurs des OGM et de l’agriculture chimique, alors même que leur discours est fondé sur la liberté de produire
Mais c’est d’une liberté bien particulière dont il s’agit puisqu’elle revendique l’interdiction de produire pour les agriculteurs utilisant les semences anciennes , et plus largement, l’interdiction de produire pour tous ceux qui n’auront pas acquitté la redevance sur le brevet . . Entendons nous bien. Il ne s’agit pas de défendre les fauchages volontaires, même si la sanction pénale envisagée par le sénat est sans rapport avec la gravité de l’infraction. Il s’agit de défendre la liberté de produire sans OGM et même avec des semences anciennes, ce qui devient une infraction.
Alors que sort cette semaine un ouvrage au vitriol sur les pratiques de Monsanto, de l’agent orange aux OGM en passant par les PCB, la question de la coexistence techniquement possible entre une agriculture conventionnelle et une agriculture OGM est à terme celle de pouvoir produire en gardant une souveraineté alimentaire, c’est-à-dire sans dépendre des brevets détenus aujourd’hui à plus de 70% par Monsanto. Comment comprendre l’absence de vision économique et historique de ceux qui défendent , au nom de l’économie, et de la liberté des échanges, la diffusion des OGM, alors qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis puisque cela équivaut à abandonner toute sécurité alimentaire , voire même toute concurrence pour accepter de s’en remettre en quasi-totalité à Monsanto, car même Limagrain dépend largement pour ses brevets de Monsanto.
Alors que notre intérêt national, communautaire et de simple terrien serait de nous battre pour restaurer une biodiversité qui est la condition de notre existence- ce qui ne signifie évidemment pas abandonner la recherche sur les biotechnologies pour trouver une réponse à la coexistence et éventuellement mettre en œuvre des plantes adaptées aux nouvelles conditions climatiques- et assurer notre indépendance alimentaire en matière de production, il semble que le Parlement veuille suivre une voie opposée. Les amendements adoptés par le Sénat à un projet qui méritait déjà des améliorations importantes sur la transparence en particulier dans le domaine des études sur la santé et sur la responsabilité et l’assurance sont plus qu’inquiétants : suppression de toute représentation effective de la société civile au sein de la commission chargée de donner son avis sur les OGM pour en réserver l’accès aux seuls biologistes défendant les OGM ce qui revient à donner le pouvoir directement aux lobbys, aucune obligation ni transparence concernant les études sur la santé, disparition de l’assurance obligatoire au bénéfice d’une petite mutualisation des dommages immédiats aux cultures voisines, à la charge des agriculteurs en oubliant les détenteurs de brevets etc…Mais au-delà, c’est de notre liberté de produire et de consommer et de notre obligation de sauvegarder la biodiversité qu’il s’agit.
Chronique France Culture du 4/02/2008
09:00 Publié dans Cap 21 national | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Corinne Lepage, Kokopelli
01.02.2008
CAP21 soutient l’association KOKOPELLI
CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate présidé par Corinne Lepage, est choqué par la condamnation prononcée à l'encontre de l'association Kokopelli et de son Président pour vente de semences non inscrites.
Cette association conserve et promeut les semences de variétés de fleurs, céréales et légumes anciens au travers d'un réseau de 5500 membres et a constitué un des plus importants réservoirs génétiques accessibles à tous.
CAP21 regrette cette condamnation dans le sens où elle condamne les missions d'intérêt général portées par le monde associatif en faveur de la conservation d'un patrimoine génétique essentiel aux besoins présents et futurs de l'Humanité.
Pour Eric DELHAYE , porte-parole de CAP21, « A l’heure du Grenelle de l’Environnement, il est indispensable, en respect de la directive CEE 98/95 de constituer un répertoire de la diversité biologique cultivée existante pour lequel l'inscription doit être libre, gratuite et facultative. »
Les hybrides ont montré leurs limites, les OGM que les firmes tentent de nous imposer sont une faillite sanitaire et environnementale. La conservation des semences reproductibles issues des variétés de population constituent à nos yeux la meilleure assurance vie pour garantir durablement l'alimentation de la planète.
17:29 Publié dans Cap 21 national | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cap21, biodiversité















