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29.11.2007
Corinne Lepage: nous devons sauver le Modem
Nous avons besoin du Mouvement Démocrate pour la vitalité démocratique de notre Pays ; les attaques qui se sont cristallisées au cours des dernières heures contre François BAYROU visent sans doute la personne au-delà de ce que le combat politique loyal devrait permettre mais surtout visent à empêcher la constitution de la seule force nouvelle de la vie politique française.
Des critiques peuvent toujours être faites.
Il n’en demeure pas moins que c’est la première fois qu’un parti politique élabore, directement avec ses militants, des statuts qui donnent lieu à des débats extrêmement importants.
C’est la première fois qu’un parti politique se donne la peine de ne pas confier les rênes à des apparatchiks et tente de définir de nouveaux rapports entre militants et élus, de telle sorte que les uns et les autres puissent être convenablement représentés et entendus au sein des instances dirigeantes.
C’est la première fois qu’un parti politique accepte de jouer le jeu, dans une totale transparence, de la réflexion sur l’équilibre qu’il convient de trouver entre l’efficacité politique et la démocratie interne.
Or, si précisément une telle profusion de propositions, de contributions, d’amendements arrive de la nouvelle génération militante du Mouvement Démocrate, c’est bien parce que l’espoir soulevé par la candidature de François BAYROU lors de l’élection présidentielle et qui a rassemblé près de 18% des français n’est pas retombé.
Nous avons maintenant la charge de faire vivre ce parti, et d’en faire effectivement un lieu démocratique à même d’offrir un véritable projet à nos concitoyens.
Car, et peut-être faut-il le rappeler, dans ces temps où il est bienvenu d’oublier assez vite ses convictions et son éthique pour asseoir sa carrière personnelle, la dignité de la politique, c’est précisément de proposer un projet et de défendre des convictions malgré les résistances et les freins au changement qui s’y opposent.
Le Mouvement Démocrate va être porteur d’un projet nouveau en ce qu’il sera l’expression d’une nouvelle forme de gouvernance et d’une véritable politique de développement durable.
En effet, et c’est là l’enjeu, nous allons devoir changer radicalement notre manière de vivre dans les années à venir. La société du carbone, des énergies fossiles, de l’automobile et du tout jetable touche à sa fin.
Cette révolution est particulièrement difficile à faire dans un pays comme la France, confrontée à de très lourdes difficultés, liées à un appauvrissement que l’on veut nier, à une montée des tensions et de la violence, à une inégalité croissante et criante entre nos concitoyens.
Le développement durable est précisément l’occasion de sortir par le haut de cette crise en déterminant ce que peut être un projet commun.
C’est précisément à cela que le Mouvement Démocrate doit s’employer sans se soucier des torpilles qui lui sont régulièrement adressées, avant même que le Congrès Constitutif n’ait lieu, torpilles qui sont probablement le signe d’une certaine inquiétude de tous ceux qui ne souhaitent surtout pas que la vie politique française change.
Corinne Lepage
16:25 Publié dans Cap 21 national | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cap21, corinne lepage, modem
19.11.2007
L’écologie politique doit être un vecteur de morale politique
«Ce n’est pas parce que les écologistes ont eu le tort d’avoir raison trop tôt qu’ils doivent considérer aujourd’hui leur tâche comme achevée». La tribune de l’ancien ministre, présidente de Cap 21, Corinne Lepage et de l’ancien secrétaire national des Verts, Yann Wehrling.
Après les annonces faites par le président de la République à l’issue du «Grenelle de l’environnement», une question redondante est apparue : à quoi servent désormais les écologistes ? En effet, dès lors que de nombreuses mesures proposées depuis des années par les mouvements politiques écologistes et par les associations sont retenues par le gouvernement, et qu’en définitive ces choix ont été faits apparemment sans que l’écologie politique n’y ait participé, on peut s’interroger sur l’utilité de mouvements écologistes sur le plan politique.
Il est vrai que le «Grenelle de l’environnement» sonne le glas d’une certaine écologie politique, faite de contestation permanente et du déni de la réalité économique. Pour autant, l’écologie politique a un véritable avenir à condition de savoir transformer une posture flirtant avec une décroissance incompréhensible pour l’immense majorité de nos concitoyens en un mouvement profondément dynamique et tout orienté vers une meilleure qualité de vie. Ce n’est pas parce que les écologistes ont eu le tort d’avoir raison trop tôt qu’ils doivent considérer aujourd’hui leur tâche comme achevée. En revanche, ils ont à se renouveler profondément pour faire de la qualité de vie de leurs enfants l’objectif de leur propre vie. Cela commence d’abord par la mise en valeur du travail accompli.
Tout d’abord, sans les efforts accumulés depuis des décennies par les écologistes, le «Grenelle» aurait été impossible. C’est précisément la connaissance des problèmes et la réflexion très en amont sur les solutions possibles qui a permis des avancées dont certaines ne sont du reste que le rattrapage du retard français sur les obligations de l’Union européenne et a fortiori sur les pays les plus avancés en Europe. Mais ce n’est pas parce que globalement une partie du monde économique a compris les opportunités liées à l’apparition du marché des nouvelles technologies environnementales et qu’une partie du monde politique a compris que la société française était mûre pour entrer et dans la réalité de l’urgence écologique que l’économie est pour autant devenue environnementale.
Sur un plan économique, le projet de taxe carbone nous fait tout au plus entrer dans l’ère du marché efficient, c’est-à-dire celui qui permet d’internaliser les coûts externes, ou tout au moins certains d’entre eux, mais il ne constitue qu’une première étape vers l’éco-économie, celle qui permettra effectivement le développement d’une économie cohérente, en boucle, assise sur la vérité écologique des prix et sur un indice de bien-être économique et social. Dès lors, la tâche de l’écologie politique est précisément de penser ce projet cohérent, global, et de proposer et les solutions à la fois économiques et politiques permettant d’y parvenir. Il ne s’agit pas seulement de développer le business vert. Il s’agit de faire du projet écologique un projet de bien-être global intégrant à part entière la santé publique et la qualité de la vie au sens général du terme.
Quant aux objectifs, dès lors que la prise de conscience de l’urgence écologique est acquise, ils ne peuvent être que ceux d’une société responsable et convaincue d’une contrainte éthique forte, ce qui implique à l’évidence que d’autres domaines sont immédiatement concernés comme la lutte contre toutes les formes de corruptions, corruption rimant souvent avec pollution, une véritable solidarité dans l’espace comme dans le temps entre les humains et la défense d’une planétarisation qui dépasse la mondialisation lui donnant un sens.
Parce qu’ils réfléchissent depuis plusieurs décennies sur les solutions susceptibles d’être apportées à la crise sans précédent que nous vivons, les écologistes doivent mettre un point d’honneur à être des facteurs d’initiative et de dynamisme, pour vous éviter que la prise de conscience soit récupérée à des fins uniquement lucratives et de court terme alors qu’il s’agit de créer les conditions d’un développement plus juste et de long terme.
En quelque sorte, l’écologie politique se doit d’être à la fois un laboratoire d’idées pour comprendre et penser le nouveau développement, une source permanente de propositions à mettre en œuvre pour rendre possible, dans la durée, la révolution que nous avons à accomplir et enfin un socle très ferme sur les principes, sans lequel toutes les tentations même les plus folles seront possibles. En un mot, l’écologie politique doit être un vecteur de morale politique, chacun d’entre nous devant, pour reprendre la formule de Steiner, laisser la maison plus belle en sortant qu’il ne l’a trouvée en entrant.
07:53 Publié dans Cap 21 national | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie politique
16.11.2007
La ligne droite n’est pas le plus court chemin
Un ami engagé en politique m’a demandé avec quel parti politique j’aimerais collaborer. Je lui ai répondu que ce parti n’aurait aucune ambition électorale, ce serait donc un a-parti, un à côté des partis, son ambition serait de faire émerger un sentiment collectif de vaste ampleur qui accessoirement viserait, peut-être, à un moment lointain de son histoire, si rien n’avance, quelques positions électives...........
13:44 Publié dans freemen | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : freemen
13.11.2007
Lepage doute du Modem et de Bayrou
Pour la présidente de Cap 21, les statuts du Modem donnent au président du parti tous les pouvoirs tandis que la question du développement durable est sous-traitée. Un risque, selon elle, de décevoir de nombreux militants.
08:50 Publié dans PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Corinne Lepage, modem
11.11.2007
Les 2e Rencontres nationales du blog d'expression locale
Les 2e Rencontres nationales du blog d'expression locale sont destinées à favoriser les échanges entre blogueurs locaux. Le Prix associé à ces Rencontres veut mettre en valeur les meilleures expériences et les bonnes pratiques de ces blogs.
Pour cette deuxième édition, nous proposons aux blogueurs locaux de se rencontrer, d'échanger sur leurs pratiques, d'apprendre avec les autres, de débattre et de participer au Prix du blog d'expression locale.
Manifestation libre d'accès qui se tient de 14 h à 20h, le vendredi 7 décembre 2007 à la Halle au blé à Alençon.
Inscriptions jusqu'au 15 novembre minuit
17:07 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blogs
09.11.2007
MODEM : CAP21 pour un pôle écologiste autonome
En préparation du Congrès fondateur du Mouvement Démocrate prévu début
décembre, CAP21, parti présidé par l’ancienne Ministre Corinne Lepage réaffirme sa volonté de participer à la constitution d’une force démocrate indépendante et humaniste et qui sache réaffirmer les valeurs qui fondent le socle républicain avec un haut niveau d’exigence morale et éthique.
Dans le respect des différentes sensibilités qui composent la dynamique du MODEM, CAP21 souhaite la consolidation d'un pôle écologiste autonome qui nourrira utilement le projet démocrate. Conformément aux orientations du Congrès de CAP21 réuni en juin dernier, le bureau politique a estimé à cet égard que c’était l'intérêt bien compris du MODEM que de garder CAP21 comme composante politique associée, susceptible de constituer un facteur de dynamisme en faveur des questions de développement durable et de gouvernance pour l'ensemble du mouvement.
CAP21 souhaite donc que les statuts du MODEM lui reconnaissent cette possibilité, ce qu’ils n’offrent pas dans la version actuellement soumise à consultation.
Eric Delhaye, porte-parole de CAP21
13:43 Publié dans Cap 21 national | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cap21, modem
02.11.2007
Le Grenelle de l’environnement a loupé le coche avec le télétravail
Pourquoi le Grenelle de l'environnement n'a-t-il pas une seconde abordé le thème du télétravail comme moyen de réduction de la pollution ? Je ne le sais pas, peut-être parce que ce sujet n'intéresse pas grand monde en dehors des télétravailleurs. ...........
15:39 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grenelle
















