15.06.2009

THT: Cap21 apporte son soutien

Communiqué de presse

CAP21 soutient le collectif des élus du Cotentin mobilisés contre le projet de ligne THT qui demandent l'application du « principe de précaution » inscrit dans la Charte de l'Environnement.
Cap21 demande à Jean Louis BORLOO, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire de mettre tout en oeuvre au niveau législatif pour que cette notion de « principe de précaution » puisse être appliquée et ne soit pas qu'une expression réservée à l'enfumage médiatique.
Par ailleurs Cap21 demande à Roselyne BACHELOT, ministre de la Santé de lancer une nouvelle expertise indépendante sur les risques encourus par une population inquiète, même si la relation entre des cas de leucémies infantiles et l’impact des lignes à haute tension n’a pas encore été démontrée à ce jour.

14.06.2009

2ème EPR: L'énergie contre les citoyens

Changements climatiques, raréfaction des ressources, crise pétrolière, libéralisation des marchés de l'électricité et du gaz, la question des services énergétiques est au coeur de nos sociétés. Elle constitue également un des enjeux majeurs du 21ème siècle.
Et si le sujet est aujourd’hui au coeur de l’actualité et de l’agenda politique, il reste certains tabous qui échappent au débat public et démocratique. C’est notamment le cas du nucléaire et plus particulièrement du programme EPR, que le gouvernement est en train d’avaliser en présentant au Parlement la programmation pluriannuelle des investissements (PPI). Prise en dépit du bon sens et au mépris de la démocratie, cette programmation n'est pas la réponse aux enjeux graves auxquels nous devons faire face.


L'annonce de la construction d'un 2ème EPR à Penly, faite par Nicolas Sarkozy le 30 janvier dernier, est un véritable déni de démocratie. Aucun débat public, pas de consultation, censure dans le cadre du grenelle de l’environnement, le parlement et le ministre de l’Energie court-circuités. Le président de la République persiste à décider seul, alors que l'énergie doit être une affaire de citoyens.
L'EPR ne répond pas aux besoins énergétiques de la France. Notre pays est déjà en surproduction électrique et n'a pas besoin de nouvelles centrales. Les nouveaux réacteurs EPR vont en fait augmenter les exportations d'électricité, déjà très importantes. Le risque et les déchets resteront quant à eux en France. En outre, l'EPR n'est qu'une vitrine commerciale pour vendre des réacteurs à l'étranger.


Faire le choix d'un programme EPR, c'est tourner le dos aux exigences actuelles de sobriété et d'efficacité énergétique et se mettre en totale contradiction avec les engagements, pourtant bien insuffisants, du Grenelle de l'environnement. Celui-ci prévoyait une baisse des consommations énergétiques et le développement des énergies renouvelables, tout en laissant de côté la question épineuse du nucléaire. On voit aujourd'hui quelle voie le gouvernement a choisi... Augmenter la production d'électricité nous enferme dans la logique qui a prévalu jusqu'à présent : pas de maîtrise de l'énergie, les renouvelables reléguées au second plan.


L'EPR n’est pas une solution pour lutter contre les changements climatiques. Au niveau mondial, le nucléaire ne représente que 2 à 3% de la consommation finale d'énergie. Selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), même en triplant le nombre de réacteurs d'ici 2050, c'est-à-dire en construisant 30 réacteurs par an, on ne réduirait que de 6% les émissions de gaz à effet de serre.


L'EPR ne répond pas à la crise économique. Il s'agit d'un projet coûteux (4 à 5 milliards d'euros) qui dépasse largement les prévisions initiales et qui ne tient pas compte du coût de la gestion des déchets et du démantèlement. Les énergies renouvelables et la maîtrise de l'énergie sont bien plus créatrices d'emplois et porteuses d'avenir. Des études confiées à des cabinets indépendants ont montré qu'à investissement équivalent, un programme éolien produirait deux fois plus d'électricité et créerait près de 5 fois plus d'emplois stables.


Enfin, l'EPR ne répond pas aux problèmes du nucléaire: risque, déchets, prolifération. Pire, il les aggrave !
En effet, les déchets qui seront produits par l'EPR seront beaucoup plus dangereux que ceux produits actuellement.


Pour toutes ces raisons, nous, associations, partis politiques et syndicats nous prononçons, collectivement, contre le programme EPR et demandons son arrêt immédiat, ainsi que l'organisation d'un réel débat démocratique sur l'avenir de la filière nucléaire française.


Paris, le 12 juin 2009


Signataires: Agir pour l'environnement, ATTAC, CAP21, Greenpeace, Les Alternatifs, Les Amis de la Terre,
Les Verts, NPA, Parti de Gauche, Réseau Sortir du nucléaire, Solidaires

05.06.2009

Le choix nucléaire, erreur historique, par Corinne Lepage

lemondefr_pet.gifFrançois Fillon, lors de sa visite au Tricastin, a qualifié de chance historique le choix nucléaire de la France. Il s'agit plutôt d'une erreur historique, car la situation de 2009 n'a rien à voir avec celle de 1973, mais les conséquences pour notre pays, en termes de responsabilité internationale, risquent d'être historiques.......
Lire la suite de la tribune publiée dans Le Monde

04.06.2009

Corinne Lepage: «Oui à l'homoparentalité et à l'adoption, quand c'est l'intérêt de l'enfant»

Avant le scrutin européen, dimanche, nous vous proposons une série d'entretiens avec les principaux candidats. Première invitée, Corinne Lepage, tête de liste du MoDem dans le Nord-Ouest.

Lire l'interview de Têtu

03.06.2009

Corinne Lepage: Des OGM étrangement absents de la campagne pour les Européennes

actu_environnement.jpgL'actuelle commission ne cache pas ses faveurs pour les organismes génétiquement modifiés malgré les oppositions de plus en plus nombreuses des États membres et de leur opinion publique. On peut alors s'étonner de l'absence de débat qui illustre pourtant un nécessaire rapprochement entre l'Europe et les Européens.

Lire la tribune de Corinne Lepage pour Actu-environnement

28.05.2009

Lepage répond à Cohn-Bendit

AFP/Le Figaro 

Corinne Lepage, tête de liste du MoDem dans le nord-ouest pour les européennes, a récusé aujourd'hui les affirmations de Daniel Cohn-Bendit, selon lequel elle n'aurait pas rejoint Europe-Ecologie parce qu'elle souhaitait être ministre.

"Je ne sais pas s'il dit cela parce que lui est frustré de ne jamais avoir été ministre, mais moi ça n'a jamais été ma règle de conduite dans la vie", a déclaré à l'AFP l'ancienne ministre de l'Environnement, qui a vu dans ces propos une "agression un peu minable".
M. Cohn-Bendit avait affirmé que Mme Lepage n'avait pas voulu rejoindre Europe-Ecologie car "elle a préféré la possibilité de devenir ministre si (François) Bayrou devient président (en 2012)".

"Quand Nicolas Sarkozy m'a demandé d'être ministre en 2007, j'ai refusé", a indiqué la vice-présidente du Mouvement Démocrate (MoDem).

Elle a expliqué avoir refusé de rejoindre Europe-Ecologie parce qu'elle jugeait que "l'attelage avec José Bové ne donnait pas une vision cohérente des solutions". "La deuxième raison, c'est que quand j'ai posé à Daniel Cohn-Bendit la question de savoir, +mais après on fait quoi?+ il m'a répondu +rien+".

Or "je suis dans une construction d'un projet à moyen et long terme, pas dans un one-shot", a-t-elle dit. "J'ai toujours dit que je souhaitais que le MoDem devienne le parti du développement soutenable, et c'est à cela que je m'accroche".

 

27.05.2009

Haut Conseil des Biotechnologies : Corinne Lepage saisit la justice

Corinne Lepage : «  POURQUOI  JE SAISIS LA JUSTICE »

En exclusivité dans le Nouvel Observateur de cette semaine, L'ex Ministre de l'environnement attaque  devant le Conseil d'Etat le décret instituant le nouvel organisme  chargé d'éclairer le gouvernement sur les choix biotechnologiques. À commencer par les OGM.  A ses yeux, l'indépendance  et la pluralité  du HCB ne sont pas garantis

Lire la suite sur Planète, le blog de Guillaume Malaurie